La route d’Ésaïe 61 : le chemin du Messie

Ce voyage dans Ésaïe61 commencera par un petit rappel pédagogique sur les fêtes de l’Éternel, car c’est par là que les choses ont débuté. Elles sont les indicateurs de Dieu pour marquer nos temps, et cette route se pose à la fois dans l’éternel et dans le temps.  

Exode23.14 « Trois fois par année, tu célébreras des fêtes en mon honneur. » 

Lévitique23.2 « Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes […]. »

Les fêtes de l’Éternel sont, en hébreu, des «Moadim »: temps fixés, rendezvous, assemblées, lieux fixés, lieux saints. L’idée derrière ce mot inclut aussi le fait de se rencontrer, s’assembler, se réunir et, pour certaines fêtes, il y a également l’idée d’un lieu saint lié à ces convocations. Dieu fixe ses rendezvous, c’est lui qui a la main sur l’agenda et ce n’est pas nous qui invitons le Seigneur dans le nôtre. 

Pour nous aligner avec le monde spirituel, Dieu a donné des rendezvous qui sont ses fêtes. Le peuple d’Israël en est le gardien. Mais pour nous, qui sommes greffés sur l’olivier franc, nous sommes invités à les célébrer, comme des temps de mise à part, pour nous rappeler ce que Jésus a déjà fait et ce qu’il va encore accomplir dans la suite de nos temps.

Ce sont aussi comme des portails qui s’ouvrent pour vivre ensemble avec Dieu des temps spéciaux. Nous sommes invités dans sa présence, dans sa maison, pour fêter ces temps. L’espace et le temps sont liés, et ensemble nous célébrons et annonçons ce qui est révélé et accompli dans la signification profonde de ces fêtes, au-delà des rites. Il ne s’agit pas de judaïser ou de quoi que ce soit de ce genre. 

C’est un peu du même ordre que le nouveau rendezvous institué par Jésus avec le repas du Seigneur à Pessah ou Pâque. Faites ceci en mémoire de moi…  

Dans ces moadim, tout nous parle du Messie, de Jésus. Et nous sommes au bénéfice de ce qui a été accompli et promis. Et comme les portes ne se ferment pas, l’onction continue à se libérer pour ceux qui sont alignés avec ces portes.

Voilà, le cadre étant posé, empruntons ensemble cette route royale. 

Que nous dit cette route d’Ésaïe 61? Préparez le chemin du Messie, du Seigneur, de l’époux qui revient ! Ce texte parle de Jésus, de son Corps dans tous les âges, mais aussi des promesses pour Israël et les nations.  

C’est un temps de délivrance et de jubilé pour tous les captifs, les déportés, les exilés. C’est une année de grâce et un jour de vengeance de notre Dieu. 

Sur cette route céleste et terrestre qui fraye sa venue, l’onction de l’Esprit est sur nous.

 

Les sept couleurs de l’onction d’Ésaïe 61

– Cette onction qui coule sur nous est l’onction du Messie qui a coulé sur lui et qui descend de façon particulière aujourd’hui sur tout son Corps. C’est une onction messianique qui est libérée pour ces temps afin de préparer le chemin du Seigneur en lien avec l’onction d’Élie. Oui, c’est une onction prophétique liée aux derniers temps. 

– C’est une onction de salut et de délivrance. 

– C’est une onction de guérison pour toutes nos profondeurs et ce qui est encore captif. 

– C’est une onction de joie et de consolation qui nous libère de l’esprit de deuil et de ses conséquences.

– C’est une onction pour les bâtisseurs, ceux qui viennent avec un mandat du Seigneur sur les anciens territoires, villes et fondations à relever. 

– C’est une onction sacerdotale qui fait de nous un peuple plein d’honneur, d’autorité, au bénéfice des promesses du Royaume et en même temps des mises en garde de sainteté. 

– Enfin, c’est une onction nuptiale qui prépare l’union finale.

Ce déversement d’Esprit a donc sept couleurs qui doivent s’entrelacer et couler ensemble sur nous, et ce n’est pas à nous de choisir ce qui nous semble acceptable ! 

En effet, que ce qui est religieux en nous ne se lève pas pour tuer et rejeter Jésus et son annonce de la bonne nouvelle, comme en son temps à Nazareth. Il vient secouer sa maison afin que le chemin soit frayé à nouveau pour son retour. Il se présente en prophète, alors sera-t-il reçu chez lui? Nous avons besoin de nous repentir de notre incrédulité et d’accueillir la réalité de l’Esprit de Dieu qui veut couler sur nous.  

La voulons-nous ? Nous sommes tellement concentrés sur la situation du monde, sur les besoins, nos convictions, nos théologies et problèmes ecclésiaux, et impliqués dans de mauvaises guerres, à mon humble avis… 

Ce nouveau mouvement de l’Esprit est lié à la sacrificature selon l’ordre de Melkisédek et à l’action de notre grand prêtre dans les cieux et sur la terre.

 

Deux chemins se précisent

  

Sur quelle route marchonsnous, sur quelles paroles, quelles prophéties? Celles du système babylonien préparant la venue de l’antéchrist ou la route d’Ésaïe 61?

En pointant cette route messianique, l’Esprit nous avertit qu’une autre route se fraye également. Comme l’ivraie et le bon grain poussent ensemble, les deux routes se forment aussi ensemble. Notre part, en accord avec cette parabole, n’est pas d’aller combattre contre Babylone, mais de monter à Sion, afin que la moisson soit magnifique et que la mariée resplendisse de gloire, dans les ténèbres qui montent.

 

Voici quatre aspects de ce chemin messianique: 

 

1- Il monte à Sion et nous invite à sortir d’Égypte et de Babylone  

Nous sommes encouragés à sortir d’Égypte et à aller jusqu’au temps et au lieu de la rencontre. Il nous faut sortir de l’esclavage, du malheur Jésus est venu délivrer tout un peuple d’exilés et les ramener à Sion. Le système babylonien nous appelle, nous met dans la confusion et nous trouble dans ce chemin messianique. Écoutons-nous les paroles du Seigneur ou écoutons-nous les autres voix 

Nous sommes dans ce temps où il faut sortir de Babylone et ne pas discuter avec elle, car c’est une réalité spirituelle qui se nomme la grande prostituée. En disant cela, je ne parle pas de fuir le monde où est notre mission, mais bien de sortir d’un système orgueilleux qui se croit tout puissant. Je vous invite à relire Apocalypse17 et 18 à ce sujet.  

Mais nous, nous sommes appelés à nous approcher toujours plus de la Sion d’en haut, la chambre haute céleste, car les portails des fêtes ne se ferment pas et c’est à la fois Pessah, Chavouot et Souccot et toutes les autres fêtes qui libèrent leurs onctions de révélation sur cette route royale.

pexels-dina-nasyrova-8419572
2- Ce chemin crie liberté et jubilé   

Il est frayé pour les libérés, les affranchis. Nous en avons une très belle description, toujours dans le prophète Ésaïe au chapitre35. 

Les portes longtemps fermées des cachots, des prisons, et même des tombeaux, sont en train de s’ouvrir, car pour ceux qui s’alignent aux temps de Dieu et à son mouvement, l’Esprit du Seigneur est sur eux. Il fait sauter les captivités les plus anciennes et les plus profondes. Et ce n’est ni par force ni par puissance, mais par son Esprit. Tout ce que nous avons appris deviendra bien pâle devant la puissance de l’Esprit. 

Ce texte parle du jubilé et de liberté. Tous les 50 ans, on l’annonçait par un son éclatant de shofar et on proclamait l’affranchissement de tous les habitants: Lévitique25.8-17.

Le compte de 50jours entre Pessah et Chavouot est comme une préfiguration prophétique qui se répète chaque année pour annoncer le grand Jubilé de la venue du Messie pour tous les habitants de la terre qui craindront l’Éternel. 

Ce sera un temps de retour de toute la création à son créateur. Elle souffre aujourd’hui les douleurs de l’enfantement et attend d’être libérée de la servitude pour vivre ce grand Jubilé. Alors, en soupirant après ce jour, Dieu parle à ses Joseph de la terre, de ses productions, des ressources, etc. et beaucoup se lèvent pour y répondre. Ils sont libérés de leurs prisons et voient les rêves anciens commencer à se réaliser, afin que la création voit la révélation des fils de Dieu. Cela se fera, comme dit plus haut, au son de la trompette retentissante, au milieu des ébranlements et des ténèbres grandissantes, dans un système mondial bâti par le prince de ce monde qui ne cherche qu’à voler, asservir et détruire. 

 

C’est un temps de libération des esclaves, de ceux qui servent ou sont attachés à un maître. Cela nous parle de notre chemin intérieur, de sortir de l’esclavage du moi, de ses chaînes, de sortir des ténèbres, des cachots et de voir enfin la lumière, ou dit autrement: retrouver la vue.  

Ce chemin d’Ésaïe nous montre très clairement que la délivrance et la guérison sont un chemin de vie, dans l’union avec le Messie. Il nous montre que l’enjeu n’est pas seulement un combat extérieur mais aussi intérieur, afin qu’un peuple de sacrificateurs puisse librement se lever et venir servir son Roi. 

Nous sommes dans cette année de grâce qui n’est pas une période de temps, mais un espacetemps, un cycle de sa bonté, qui ne se quantifie qu’en lien avec notre réponse de cœur, de prière et d’obéissance. Cette année spirituelle pourra alors se rétracter ou sallonger.  

Rappelonsnous aussi très sérieusement qu’elle est accompagnée d’un jour de vengeance, ou de revanche, de notre Dieu.

 

3- Ce chemin déclare un nouveau temps de réconciliation de l’Esprit et de la Parole, des dons et des fruits, etc. 

Les nouveaux actes de l’Esprit s’écrivent dans une onction puissante pour la guérison et la manifestation de la grâce dans toutes ses dimensions.  

Cette voie appelle naturellement une manifestation plus grande des dons et des fruits de l’Esprit réconciliés. Les fruits rendront plus visible ou lisible la gloire de Dieu, dans les ténèbres croissantes. Nous assistons déjà à une révélation renouvelée du SaintEsprit, des sept esprits de Dieu, des pierres ardentes et de ce qu’est l’huile nécessaire pour nos lampes, parce qu’il vient. 

L’illumination de la Parole augmente en même temps que les expériences mystiques. L’Esprit et la lettre se réconcilient avec puissance, dans la rencontre avec Jésus.  

Comme Paul, qui a eu la révélation du mystère des nations et d’Israël caché dans la Bible (Éphésiens 3.1-13), Dieu dévoile aujourd’hui, par son Esprit, une nouvelle compréhension des Écritures. Des voiles sur la Parole vont continuer à se déchirer. 

Je crois fermement que pour les chercheurs de Dieu que nous sommes, tout ce qui nous semble étrange ou étranger à ce que nous avons appris, est dans la Bible. Seulement, nous ne l’avons pas encore vu. Peutêtre avons-nous mal cherché ou n’avonsnous pas écouté ceux qui avaient déjà exploré ces sentiers. Mais peutêtre que, simplement, ce n’était pas le temps des dévoilements comme cela semble l’être aujourd’hui. L’Esprit souffle sur la Parole, car elle a été faite chair et nous passons au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, et c’est le plus grand mystère ou le plus profond dévoilement possible. Tout est résumé en Jésus, son incarnation, son sacrifice, sa mort, sa résurrection et sa montée vers le Père. 

Et tout ce que je viens de partager ne remet pas en cause les fondements de notre foi, il s’agit davantage de ce qui se bâtit ensuite.

 

4- Ce chemin passe par cette porte ouverte dans le ciel qui s’appelle Jésus le Christ ou le Messie 

 

Ce merveilleux passage d’Ésaïe 61 est tout d’abord une prophétie de la mort et de la résurrection de Jésus. C’est ensuite une préfiguration pour nous tous de la plénitude de vie que Dieu nous offre, au travers des souffrances et du triomphe du Seigneur. Jésus est la porte, le chemin et il n’y en a pas d’autres. C’est avec les fruits de l’Esprit que nous en franchissons les seuils.

Nous apprenons aussi dans cette saison à découvrir et mettre en pratique les protocoles célestes pour les passer. Ils sont tous liés à la croix, au sang, au rachat de nos vies par le Christ, à notre mort à nous-mêmes, à notre résurrection, et à la manifestation des fruits du Royaume.  

Nous ne passerons pas cette porte avec notre puissance, notre sagesse ou encore nos dons, mais nous serons validés ou jugés, dans la démonstration de notre union avec Christ et la manifestation d’un esprit opposé à ce que l’ennemi déverse aujourd’hui dans notre monde. L’Esprit nous rappelle avec insistance que Jésus est en nous et que nous sommes en lui, que notre place est d’être assis dans les lieux célestes en lui. Alors, montons et découvrons nos demeures et ce que Dieu veut donner à ce monde qui en a tellement besoin.  

 

En guise de conclusion… 

Comme je l’ai déjà partagé, l’Esprit ne ferme pas les portes des fêtes de l’Éternel. Nous sommes dans un rendezvous permanent ayant déjà goût d’éternité. Nous passons d’une révélation de Jésus à une autre, de porte en porte, de gloire en gloire, au travers du voile déchiré, c’est-à-dire, sa chair, son sacrifice.

De ce fait, c’est un temps d’accélération pour le royaume de Dieu, alors que ce monde nous dit le contraire. C’est un temps magnifique pour la préparation de l’Épouse, qui apprend dans ces ébranlements à entrer dans le repos de Dieu.  

Nous allons d’ailleurs commencer en septembre à Roch Hachana, une année de Chemitah (année sabbatique). Intéressant ce nouveau rendezvous… 

C’est un chemin de gloire certes, mais aussi de profondeur. Car rencontrer le Seigneur au travers de ces portes, nous fait toujours passer par celle de la Croix. 

Enfin, dire que Jésus vient bientôt c’est une chose, mais dire qu’un mariage se prépare pointe des domaines et des réalités différentes. Cela dévoile notre cœur, où sont tournés nos regards et où se trouve notre trésor.  

L’onction nuptiale, qui conclut cette route d’Ésaïe 61, est là pour nous le rappeler et le sceller dans nos âmes. 

L’amour de Dieu et sa grâce se déroulent sous nos pas. Alors, retombons amoureux dans cette marche vers Sion et dans la rencontre sans cesse renouvelée avec notre Bien-Aimé. 

L’Esprit et l’Épouse disent: « Viens! »

Pour plus de détails sur le sujet, j’ai enregistré une série de partages que vous pouvez trouver sur ma chaîne YouTube. 

Email
Facebook
Telegram
WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *